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CHARTE ARTISTIQUE DU PRESENT
Pour une dilatation de l’art
et son évanouissement intégral dans
l’infinitude du monde

Pour rire de la religion de
« l’art contemporain », de son clergé
intégriste,
de son catéchisme infantile
et de son arrogance
Cette charte artistique intègre tous les
bouleversements artistiques qui
s’enchaînèrent du début du 20ème
siècle quand Marcel Duchamp et Kasimir
Malevitch mirent en cause les critères
esthétiques de l’âge classique et romantique
jusqu’à maintenant. La peinture, art majeur
de la glorieuse période de l’art européen
fut la première visée. Malgré le sursaut du
modernisme (Picasso, Matisse…), son acte de
mort avait été prononcé et la brèche ouverte
par ces deux iconoclastes allait connaître
un succès inattendu 50 ans plus tard avec
l’avènement de la société de consommation
puis de l’ère post-moderne et de ses
techniques de communication qui accélèrent
et raccourcissent le temps pour nous plonger
dans un présentisme et une consommation
immédiate d’images et d’objets
indifférenciés. Après la peinture, c’est
l’art-matière tout entier, conçu comme
« finitude et immobilité » qui se retrouve
marginalisé. Dans ces conditions de
disparition des critères esthétiques et
d’évanouissement du temps se pose la
question du Musée. Paradoxalement, c’est à
la multiplication de ces musées un peu
partout dans le monde et à l’explosion du
marché de l’art que l’on assiste
aujourd’hui. Que signifie cette
marchandisation de l’art ? Que cache cette
esthétisation du banal et du quotidien et à
qui profite-t-elle ? Une élite de
milliardaires, une poignée d’artistes, une
caste de médiateurs, une camarilla de
fonctionnaires…..qui imposent une fiction de
l’art alors que tout la contredit ? Cette
charte a pour but de nous rappeler quelques
évidences en toute complaisance et
gentillesse.
Article 1 (article Duchamp) Nous sommes tous
des artistes
En signant un
objet utilitaire et en lui donnant un autre
sens, Marcel Duchamp détruit l’autorité de
l’artiste (auctoritas) et fait rentrer tout
objet au rang d’art. L’artefact devient fait
artistique et le glissement métonymique
(urinoir-fontaine) qu’opère Duchamp dans ses
« ready-mades » ne change rien à la
radicalité du geste. En chiant sur les
godasses des peintres et des artistes
classiques, il ouvre grand la porte à la
revendication de chacun à obéir à la
subjectivité de ses choix et à toute
irrationalité. Au paradis des peintres
refoulés, le grand fictif rigole encore des
conséquences de son acte iconoclaste et
ricane devant sa descendance d’ingénieurs et
de bricoleurs matérialistes et devant leur
esprit de sérieux.
Article 2 (article oumba oumba) L’art est un
cri violent
L’art a des
vertus de catharsis et il doit servir
d’échappatoire à toute la colère accumulée.
Il répond à la violence du monde au moyen
du cri et de l’onomatopée. C’est la seule
violence qu’il s’autorise face à toutes les
polices, face à toutes les organisations du
contrôle humain. En 1916, dans l’Allemagne
nazie, en Chine maoïste ou face aux
bureaucraties modernes, la seule arme reste
celle de l’individu qui, à l’image de
Richard Huelsenbeck, lançait des oumba oumba
à la folie meurtrière des généraux du champ
de bataille de Verdun. Aux tenants du
garde-à-vous officiel doit répondre la
manifestation bruyante et dégingandée de
l’histrion.
Article 3 (article Malevitch) Pour
l’avènement d’un art athée
Pour
satisfaire ses élans révolutionnaires,
Malevitch tenta de nous faire la tête au
carré et de broyer tout ce qui portait la
trace de la tradition. Son projet d’expurger
nos cerveaux de toute référence au passé fut
contemporain de la révolution bolchevique
laquelle rêvait d’homme nouveau. Une fois la
période euphorique de la table rase passée,
l’un comme l’autre se retrouvèrent face à un
nihilisme sans avenir sauf à l’imposer comme
nouvelle religion terroriste. Un art athée
qui devient une nouvelle religion, c’est un
peu ce qu’on vit aujourd’hui mais c’est
l’hypercapitalisme qui le réalise, sans
violence apparente et dans la béatitude
générale!
Article 4 (article Schwitters) Tous les
matériaux sont artistiques
Après
l’objet, c’est au tour du déchet de devenir
matériau artistique. Dans ses constructions
accumulatives, Kurt Schwitters retient,
utilise et combine des matériaux tels que
mégots, vieux papiers, ferraille, objets de
décharge. Cette singulière démarche anticipe
la valorisation du déchet que l’on connaît
actuellement et touche à la question de
l’entropie en nous apprenant que tout objet
manufacturé est déjà déchet et que l’art
n’est peut-être qu’un déchet fait à partir
d’autres déchets. C’est le triomphe de
l’entropie, une brèche qui ouvrira le
passage à tous les Tinguely de la création
et un second coup de pied au cul des belles
âmes après celui de Duchamp. Ce culte du
déchet qui faisait peur aux bourgeois est
vénéré par les grands patrons de notre
société post-moderne qui y voient une source
de profit supplémentaire.
Article 5 (article platonicien) Existence
des images artistiques invisibles
« En
effet ce que tu vois, la terre, les animaux
qui l’habitent, le ciel, la mer, etc…ont
leurs images invisibles, qui existent hors
de l’univers. » disait Platon. A cela, on
peut ajouter Dieu, le Saint-Esprit,
l’électricité, la radioactivité, les
stratégies de pouvoir, l’immatérialité
financière, les génotypes, les krach
économiques, les buzz de toute nature, bref
toutes ces choses que le commun des mortels
ne voit pas forcément ou qu’on lui cache.
Sauf s’il va au Frac Lorraine admirer
« Missing Piece », le tableau qui n’existe
pas ou si, comme Platon ou Saint Augustin,
il disqualifie les images artificielles,
imitations par la main humaine d’originaux
naturels et s’accorde avec le deuxième
commandement de la Bible. L’immatérialité
contemporaine rejoint dans son iconoclastie
et son absence d’incarnation, les grandes
religions iconoclastes (judaïsme, islam et
protestantisme). Cette herméneutique de
l’absence est un nouveau champ artistique
qui trouve son public chez les clercs et
les onanistes uniquement.
Article 6 (article Warhol) L’art est une
entreprise de communication pour les masses
Avec Warhol,
un pas supplémentaire est franchi. L’art ou
ce qu’il en reste reprend à son compte les
stratégies du marketing et de la publicité.
Sérigraphiée et reproduite en série, l’œuvre
perd toute l’aura due à son unicité pour
circuler dans les circuits de l’échange
commercial. Cet art (low art) qui est
authentiquement populaire s’approprie la
réalité la plus triviale et quotidienne et
réduit la distance séparant l’art du réel.
Avec ses boîtes de lessives Brillo,
fac-similés indiscernables des vraies
boîtes, Warhol entérine la mort de l’art et
poursuit l’œuvre destructrice de Duchamp.
Désormais, l’art perd toute signification
historique et n’obéit plus qu’aux techniques
de la communication et du marketing. Il a
vocation à se retrouver sur les tee-shirts
des consommateurs.
Article 7 (charcuterie viennoise) Le corps
et sa biologie deviennent haut lieu
artistique
Après
l’objet, après toute production
industrielle, c’est le corps et sa biologie
qui sont promus objet d’expression
artistique. C’est celui de l’artiste dans le
cas des actionnistes viennois des années 70
qui imposent à leur propre corps toutes les
salissures et toutes les douleurs qu’il
garde secrètement blotties sous sa peau. Ils
lui font dégorger et rendre l’âme avec une
foi et une détermination qui n’est pas sans
rappeler le terroriste ou le kamikaze. A cet
extrême et à ce radicalisme viendront
s’ajouter les pratiques esthétisantes de
Klein dans les années 60 ou d’Orlan dans les
années 90. Des entreprises plus lucratives
qui tendent à se banaliser aujourd’hui en se
diluant dans le grand corps post-moderne.
Article 8 (article Buren) L’espace public
devient lieu de création et d’exposition
Après
l’éclatement du cadre du tableau, voici venu
celui du cadre traditionnel du lieu
d’exposition. Ce dernier est de plus en plus
contesté par ceux qui revendiquent que l’art
doit investir tous les lieux notamment
l’espace public. Buren est de ceux-ci et sa
revendication, défendue en haut lieu, se
concrétise dans les années 80 par les
fameuses colonnes au Palais Royal. L’artiste
qui déclarait « la ville est devenue mon
atelier » a réussi a placé son outil visuel
et sa bande de 8,7cm un peu partout depuis.
Reste que si l’idée est bonne, elle ne peut
en aucun cas être réservée à quelques happy
few. Dès maintenant, l’espace public devient
lieu d’exposition pour tous et sa
démocratisation s’impose. La rue doit
devenir notre atelier à tous qu’on se le
dise.
Article 9 (esthétique relationnelle) les
relations deviennent un nouveau champ
artistique
On n’arrête
pas le progrès et la nouveauté dans le but
d’étendre toujours plus avant les limites de
l’art (ou de se distinguer ?). Un critique
d’art, Nicolas Bourriaud, a théorisé ce
nouveau champ des interactions entre
individus, ce qu’il appelle l’esthétique
relationnelle, qui selon l’auteur « crée du
lien social ». Cette nouvelle stratégie de
l’art se concentre dans des petits cercles
branchés ce qui le disqualifie. Il devient
urgent d’éviter toute discrimination et de
faire de toute manifestation, de toute
réunion, de tout débat, de toutes les
danses, de tous les contacts corporels un
lieu d’échange cher à ce critique qui
« voudrait partager avec un public curieux,
des objets et des rapports au monde qui
contribuent à l’élaboration d’un lien social
fort et durable ». Après cet exercice de
langue de bois, l’esthétique relationnelle
attend sa démocratisation elle aussi.
Article 10 (article Baudrillard) L’art à
valeur nulle, nouveau paradigme
Nietzsche
avait prévenu en prophétisant la disparition
de l’artiste et de l’art séparé et
l’avènement de l’esprit de fête dans Aurore
(1886). Après les attaques de Duchamp (1913)
et de Malevitch (1915) qui firent tomber de
leur piédestal à la fois l’artiste et
l’oeuvre et la confirmation par Warhol
(1964) de la mort de l’art séparé, notre
époque vit sous ce paradoxe d’un art mort
symboliquement et d’une création artistique
bouillonnante et désordonnée. Ayant perdu
toute transcendance, l’art plonge dans
l’immanence du présent et s’apparente au
monde objectif débarrassé de tous les
arrière-mondes (l’illusion, le rêve, la
passion, la folie, l’humour, la drogue…).
Cet art en temps réel, éphémère, que rien ne
distingue, qui est fait par des artistes
allégés, des artistes sans monde, finira par
n’intéresser que celui qui l’a produit. Il
atteint sa valeur nulle dans le sens où
Baudrillard (1996) l’entendait et il n’est
contemporain que de lui-même. Ce n’est pas
la mort de l’art dans le sens où Hegel le
prophétisait dès 1806, ni son dépassement
situationniste (1960), c’est son abaissement
post-moderne et son atomisation dans la
société hypercapitaliste. De l’art il ne
reste plus que le marché comme justification
et c’est lui seul aujourd’hui qui lui
apporte sa valeur, celle de l’argent, de
l’argent absolu, de l’argent intégral qui
circule cybernétiquement.
Article 11 (article OMC de l’art) La
cotation crée la norme du goût
Sur l’étal du
supermarché mondial on trouve toutes sortes
de produits artistiques qui vont de
l’excrément au cadavre plastinifié, de la
peau de cochon tatouée à un requin plongé
dans du formol, d’une vidéo à une
performance, d’un objet en plastique à une
installation végétale, d’une robe en
morceaux de viande à un tas de matière
organique, d’un urinoir à un aspirateur,
d’un lit à une chambre à coucher…..toute une
accumulation infinie d’artefacts ou de
prétentions qui n’offrent rien à partager
mais rêvent d’atteindre le panthéon
boursier. A l’universalisme kantien d’hier,
succède le hit-parade du succès, le jack-pot
post-moderne de la concurrence et
l’atmosphère recueillie des musées se voit
remplacée par les bruyantes salles de
cotation et les foires internationales et
bariolées, nouveaux confessionnaux où
voyeurisme et exhibitionnisme s’accordent
dans un déluge de décibels. C’est
l’extension intégrale du fameux adage
« achetez sans comprendre, ça me flattera
beaucoup plus que si vous comprenez sans
acheter » dopé par la puissance de la
spéculation financière internationale. La
déférence et la révérence s’expriment au
travers des prix de vente et sont
proportionnelles au nombre de zéro.
(Voir le
dogme 1 « Les affaires sont les affaires »
du Donny’s Dirty Dogme)
Article 12 (article Habermas) Toute
critique est interdite
La critique
d’art d’autrefois qui disposait de critères
objectifs et d’une norme du goût discutée
par un public d’initiés se trouve totalement
désarmée et désactivée. Elle disparaît du
paysage pour ces deux raisons mais aussi
parce que l’hyper subjectivisme de notre
époque ne peut la tolérer. L’ère
post-moderne n’est pas celle du regard
critique mais celle de la détente. Dans un
tel milieu de positivité, toute critique ne
pourrait que traumatiser. Dans ce contexte,
tout ce corps de vieux barbons est banni au
profit d’un relativisme postulant que tout
un chacun peut créer avec sa sensibilité et
les moyens qu’il choisit. C’est l’autorité
du citoyen et sa revendication à
l’expression démocratique qui fonde cette
nouvelle donne. Aller à l’encontre de cette
« démocratie radicale », c’est contester le
principe d’égalité citoyenne des individus.
En même temps, il faut admettre l’évidence
que ce principe d’égalité ne conduit pas à
l’harmonie des sensibilités mais à leur
désaccord.
(Voir le
dogme 2 « Toute critique est interdite » du
Donny’Dirty Dogme
Cette Charte artistique se divise en 12
articles fondateurs, autant que le nombre
des apôtres, que les divisions du cadran
d’une montre ou que le nombre d’œufs dans
une douzaine. La tradition du commerce
exigeant un treizième œuf, je vous offre un
treizième article en prime.
Article 13 (humour) Faut-il en rire ou en
pleurer ? Caca pour offenser les pédants
L’évidence
impose aujourd’hui que toutes les
« révolutions artistiques » du 20ème siècle
ont conduit à l’avènement d’une production
artistique capitaliste illimitée. La
pissotière de Duchamp et toute la cohorte de
ces « avant-gardistes » Malevitch,
Schwitters, Warhol, Buren…. ont contribué au
désoeuvrement de l’art et à son recyclage
commercial par le marché. Par une étrange
ironie, tous ces redoutables
révolutionnaires partisans d’un art athée
sont devenus les saints d’une histoire qui
l’est tout autant. Cette nouvelle religion
trouve son clergé parmi les brokers du
marché, dans les têtes des communicants et
chez tous les perroquets de la culture
(ministres, médiateurs culturels,
fonctionnaires, commissaires d’exposition,
directeurs de musée, journalistes) fiers de
réciter leur catéchisme devant un requin
formolé ou devant le Sacré Cœur de Jésus
(voir article Koons). « Un peuple heureux
n’a pas besoin d’humour », la devise de
Staline semble avoir trouvé de nouveaux
adeptes aujourd’hui. C’est dans ces
conditions et c’est pour rire de tous ces
dévots laïcs et de toutes ces œuvres
stupides que j’ai fondé le mouvement Caca en
2004, déclarant l’anus de mon âne aussi
créatif que la tête de Duchamp. En replaçant
l’humour en sa sainte place, j’ai voulu
« piquer le bœuf dogmatique » et piquer au
vif tous les genres du sérieux, du pédant et
de l’important afin qu’ils en soient
offensés.
(Voir « Le
manifeste Caca » 2004)

Articles annexes qui établissent le pipi, le
caca et le cul-cul en une rigide et
incontestable révélation
-
Article Koons Les organes sexuels sont
des pinceaux
L’artiste
américain pour milliardaires revendique
l’héritage de Duchamp et Warhol et réussit à
le vendre à un collectionneur français
richissime, c’est là l’essentiel de son
talent. Il arrive même à lui faire croire en
parlant de la Cicciolina que « c’est l’une
des plus grandes artistes du monde entier.
C’est une grande communicatrice, une grande
libératrice. D’autres utilisent un pinceau,
Ilona utilise ses organes génitaux. ». Et
parlant de l’exhibition de sa sexualité avec
la Cicciolina, son romantisme devient aussi
enflammé que son gland, je le cite « ainsi
quand le spectateur la voit, il se trouve
dans le domaine du Sacré Cœur de Jésus. »
-
Article Cattelan L’art est un jeu, tant
pis pour celui qui s’en fait un devoir
L’artiste
italien est mondialement connu pour ses
sculptures spirituelles comme la Nona Ora
qui représente le Pape écrasé par une
météorite ou celle représentant Hitler sous
la forme d’un communiant agenouillé. Ces
provocations facilement amusantes (tournées
contre l’Eglise catholique) trahissent
l’état général des artistes, celle de
chatouiller là où il n’y a aucun risque
(surtout pas la religion juive, musulmane ou
protestante) et de passer à la caisse.
L’infantilisme devient un jeu chez les
nantis et le sens du devoir connaît le même
sort que les Indiens d’Amérique.
-
Article Guillaume Durand L’éducation
artistique passe par la pissotière
Le
journaliste français plaide pour une
éducation artistique et multiplie les
émissions télévisuelles de sensibilisation à
l’art contemporain. A le voir toujours cadré
devant la pissotière de Duchamp, on finit
par donner raison à Pinoncelli, l’artiste
qui a frappé du marteau l’œuvre en 1993.
Quand Durand martèle les esprits, Pinoncelli
frappe pour de vrai et c’est plus marrant
que de voir Guillaume Durand tiré à quatre
épingles devant une pissotière. Avec Durand
le journalisme branché sent fortement le
pipi.
-
Article Delvoye Sois élégant, achète
vite la merde de Cloaca
L’artiste
belge catholique est à l’origine du projet
Cloaca, machine qui reproduit les mécanismes
biologiques de digestion des aliments, plus
connu sous le nom de « machine à fabriquer
la merde ». Cette œuvre résume à elle seule
le double tropisme de l’art contemporain,
son goût pour la merde et son goût pour
l’argent. A 1500€ l’unité, la merde pue
artistiquement mais bien moins que le petit
monde élégant de l’art contemporain qui
applaudit la performance.
-
Article Pacquement « Dans dix ans, les
expos seront interdites au public »
L’emblématique fonctionnaire français fait
cette déclaration en 2007 après l’acte de
vandalisme sur une œuvre de Ryman.
L’agression au baiser d’une jeune femme sur
une toile aussi blanche que l’Immaculée
Conception avait fait bondir tout le petit
monde de l’art contemporain. Assureurs,
juristes, avocats, galeristes, journalistes,
toute la police contemporaine se rua sur
l’insolente qui avait osé cet acte d’hybris.
Ils furent unanimes à la condamner et à
défendre leurs intérêts au nom de la
« culture ». La déclaration d’Alfred
Pacquement trahit leur désarroi et nous
laisse un peu d’espoir. Vivement
l’interdiction !
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